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Centre Culturel d’Orcines

Site:

Orcines, France

Client:

Clermont Communauté

Design Team:

SERERO Architectes: Louisa Gouesnard, Yoichi Ozawa, Jean-Philippe Sanfourche, David Serero,Taichi Sunayama, Fabrice Zaini. Engineers: Sechaud & Bossuyt Ingénierie Acoustician : Pierre Pasquini

Prix:

1 500 000 € H.T.

Surface:

1200m²

« …Un espace d’enseignement artistique est pour nous un lieu où la lumière naturelle a un rôle primordial. Nous l’avons placée au cœur des espaces. Elle participe à créer un lieu d’échange, un lieu où la pratique artistique est multiple et non limitée, ouverte sur d’autres disciplines et cultures. Notre projet découle de cette approche ; Il est conçu de l’intérieur vers l‘extérieur, d’un travail sur le sol et sur le toit qui cadrent les espaces sans les fermer. C’est un projet de type topographique, qui s’enracine dans la mémoire d’Orcines, des traces de son histoire à la fois  volcanique et agricole. Le bâtiment est conçu comme une grande toiture percée et soulevée par des oculus qui sont placés au dessus des salles d’enseignement du centre culturel. Au niveau du hall d’accueil, la toiture s’étend en porte-à-faux sur une nouvelle place urbaine, et laisse découvrir l’intérieur du bâtiment et son plafond.

Une toiture intelligente 

La toiture est l’élément clé de ce projet, elle est conçue comme une peau intelligente de grande performance, qui contrôle les ambiances à l’intérieur du bâtiment: –         Elle baigne de lumière les espaces d’enseignement et les ateliers et ceux-ci peuvent être occultés facilement par des stores mécanisés. En fin de journée, des lampes installées sur les cotés des oculus et contrôlées par des cellules photosensibles compensent progressivement le manque de lumière naturelle. –         Les oculus sont tous orientés vers le Nord, permettant de capturer une lumière d’intensité et de couleur stable. –         Elle ventile le bâtiment de manière passive et participe au mode de réchauffement du bâtiment en hiver. –         La toiture ne repose pas directement sur les murs, elle est soulevée par des poteaux et laisse voir la sous face de la toiture d’’un espace à l’autre, créant un lien entre les différents programmes. –         Sur le coté Sud des oculus de la toiture, des panneaux photovoltaïques permettent d’apporter une partie de l’énergie électrique consommée par le bâtiment de manière renouvelable. –         Elle génère par ses formes une identité du bâtiment en écho avec le paysage.

 Structure du bâtiment

La structure du bâtiment est constituée d’une base en voiles béton coulés sur place qui forment trois carrés en plan et d’une charpente. Cette charpente est  constituée de plusieurs poutres principales rayonnantes,  connectées à un tube en acier formant un oculus en leur point le plus élevé. Cette charpente est posée sur des poteaux ronds de 200mm de diamètre. 1- La charpente est contreventée par  une série de murs porteurs en béton perpendiculaire à la rue et par la façade du bâtiment. Un revêtement en zinc sur voliges est installée sur cette charpente et se déploie sur toute la toiture. Le revêtement extérieur de la toiture en zinc a une tenue garantie dans le temps de 35 ans avec une moyenne de vie de 100 ans. Les eaux de pluie seront récupérées dans des chéneaux intégrés à la toiture. 2- En fonction des programmes placés sous la toiture, et de leur besoin en lumière naturelle, nous avons créé des oculus (verrière inclinée)  orientés au Nord pour baigner les espaces de lumière et  offrir une très grande qualité de pratique. 3- La sous face de cette charpente est habillé d’un plafond en bois. Le choix du bois est pour nous un facteur primordial et ceci pour plusieurs raisons 4- Le bois utilisé pour ce projet sera produit et fabriqué localement. 5- Le bois et le seul matériau avec un bilan CO2 global négatif car sa production  utilisent la photosynthèse qui consomme du CO2. Sa production participe aussi à un mouvement de reforestation de notre environnement.

L’éclairage

 Les oculus dans la toiture bois permettent d’amener la lumière naturelle au centre du bâtiment pendant toute la durée de la journée. Les oculus sont tous orientés vers le Nord, permettant de capturer une lumière d’intensité et de couleur stable. Un système d’occultation de ces « puits de lumière» est envisagé en utilisant un dispositif de stores à rouleaux  horizontaux mécanisés. En fin de journée, des lampes installées sur les cotés des oculus et reliés à des cellules photosensibles compenseront progressivement le manque de lumière naturelle. Ce dispositif utilisera l’intérieur de la voûte en bois comme réflecteur de lumière pour les ateliers et salles de pratiques. Dans la soirée, les espaces extérieurs du centre culturel seront balisés par des diodes électroluminescentes à très longue durée de vie et consommation d’énergie réduite. Ce balisage permet un repérage nocturne subtil des espaces publics et proposerait véritablement une scénographie lumineuse des bâtiments qui structure le site