Architecture écologique et bas carbone : Serero Architectes conçoit des bâtiments en paille, sains, durables et économiques, issus de circuits courts.

La paille est l’un des matériaux les plus anciens et les plus prometteurs de la construction durable. Issue directement de l’agriculture, elle représente une ressource naturelle, locale et renouvelable, capable de remplacer avantageusement les matériaux industriels à forte empreinte carbone.
Chez Serero Architectes, nous concevons et réalisons des bâtiments en paille — publics, privés ou expérimentaux — selon une approche intégrée où la matière, la structure et l’espace s’inventent ensemble. Construire en paille, c’est faire le choix d’une architecture frugale, saine et poétique, connectée à son territoire.

Bien avant l’ère industrielle, les fibres végétales naturelles — paille, roseaux, chanvre, jonc ou bambou — constituaient la base de nombreux systèmes constructifs à travers le monde.
Dans les régions agricoles, forestières ou marécageuses, ces matériaux étaient tressés, empilés ou combinés avec de la terre pour former murs, toitures et cloisons.
L’historien de l’architecture Gottfried Semper voyait même dans le tressage des fibres végétales l’origine symbolique de l’architecture : selon lui, les premières constructions humaines naissent du geste d’assembler et de tresser, bien avant la pierre ou le métal.
Cette idée d’un tressage originel inspire encore aujourd’hui notre manière d’envisager la construction en paille : comme une architecture qui relie, qui tisse un lien entre le sol, la matière et le vivant.

La construction en paille moderne est née à la fin du XIXᵉ siècle, avec l’apparition des botteleuses agricoles. Ces machines permettaient de compacter les tiges de céréales (blé, seigle, avoine) en blocs denses, réguliers et facilement transportables.
Très vite, des agriculteurs du Nebraska (États-Unis) ont eu l’idée d’utiliser ces bottes comme des briques naturelles pour bâtir leurs maisons, leurs granges et leurs écoles.
Les premiers bâtiments en paille, construits dans les plaines de Sandhills, démontrèrent rapidement leur efficacité : isolation thermique exceptionnelle, résistance au feu grâce à la densité du matériau, et surtout disponibilité locale immédiate.
Certains de ces bâtiments centenaires existent encore aujourd’hui.
En France, c’est l’ingénieur Émile Feuillette qui réalisa en 1921 la première maison en bottes de paille associées à une ossature bois.
Située à Montargis, la Maison Feuillette est toujours debout, et elle abrite aujourd’hui le Centre national de la construction en paille (RFCP) — un lieu de recherche, de formation et de diffusion qui continue de faire évoluer la filière.

Chaque année, l’agriculture française produit environ 30 millions de tonnes de paille, dont plus de 80 % ne sont pas utilisées et restent dans les champs.
Cette ressource considérable pourrait être valorisée sans concurrencer l’alimentation animale ni appauvrir les sols.
Selon les estimations du RFCP, l’ensemble du parc bâti français pourrait être isolé avec seulement 4 % du gisement annuel de paille disponible.
Autrement dit, nous disposons déjà, ici et maintenant, du matériau nécessaire pour une transition écologique à grande échelle.
La paille, par son bilan carbone négatif, est un matériau exemplaire : elle capte du CO₂ pendant sa croissance, ne nécessite aucune transformation industrielle, et s’inscrit naturellement dans un modèle circulaire et local.
Construire en paille, c’est donc valoriser une ressource agricole oubliée, réduire drastiquement les émissions liées à la construction, et créer de la valeur sur les territoires ruraux.
Depuis la création du Réseau Français de la Construction Paille (RFCP) en 2006, la filière s’est professionnalisée.
Plus de 1 000 bâtiments en paille sont aujourd’hui réalisés chaque année en France — des maisons individuelles, des bâtiments scolaires, des équipements publics, des logements collectifs, ou encore des bâtiments agricoles.
Cette dynamique repose sur trois piliers :

Les bottes de paille sont utilisées en isolation thermique par l’extérieur (ITE) ou par l’intérieur (ITI). Leur performance (λ = 0,045 W/m.K) est supérieure à la plupart des isolants biosourcés.
Elles offrent un confort thermique et acoustique exceptionnel, une inertie hygrothermique naturelle et une qualité d’air intérieur irréprochable (aucun COV, ni composés chimiques).

La technique la plus répandue consiste à insérer les bottes de paille entre les montants d’une ossature bois.
Ce système allie la légèreté structurelle du bois à la puissance isolante de la paille, pour des murs respirants, performants et facilement modulables.
Les murs peuvent ensuite être enduits de terre crue ou de chaux, garantissant la durabilité et la régulation hygrométrique du bâtiment.

Dans certaines configurations, les bottes de paille elles-mêmes peuvent jouer le rôle de mur porteur.
Cette technique, dite « Nebraska », permet de bâtir des structures sans ossature bois, où les charges sont reprises directement par les murs de paille compressée.
L’ensemble est recouvert d’un enduit rigide, formant un bloc monolithique, solide, perspirant et bas carbone.
Les bottes de paille arrivent directement des champs, sans aucun traitement chimique ni transformation industrielle.
Elles sont manipulées à la main, compactées, ajustées, et mises en œuvre selon des dimensions simples (environ 47 x 37 x 80 cm).
Ce caractère artisanal et local permet de réduire drastiquement les transports, de favoriser les circuits courts et de créer des chantiers collaboratifs et participatifs.
C’est une architecture humaine, où le geste du bâtisseur retrouve du sens.
Les avantages écologiques et économiques de la construction en paille
Construire en paille, c’est conjuguer performance énergétique, frugalité économique et durabilité environnementale.
Voici les principaux atouts de ce matériau :

Notre agence développe depuis plusieurs années une expertise complète dans la conception de bâtiments en paille, que ce soit en paille porteuse, en remplissage d’ossature bois ou en modules préfabriqués.
Nos projets explorent la poétique de la matière biosourcée, tout en garantissant les plus hauts standards techniques et réglementaires.
Nous accompagnons nos maîtres d’ouvrage dans toutes les étapes du projet :

Loin d’être un retour en arrière, la construction en paille représente une vision avant-gardiste de l’architecture.
Dans un contexte de crise climatique et de raréfaction des ressources, elle incarne une architecture du bon sens et de l’économie de moyens.
C’est une architecture vivante, évolutive et régénérative, qui réconcilie la technologie et la nature.
Chez Serero Architectes, nous croyons qu’il est possible de construire autrement :
des bâtiments beaux, confortables et responsables, qui racontent une histoire, celle du lien retrouvé entre l’humain, la matière et la terre.